Revue de presse

En roue libre ou les pieds sur terre, lisez Kévin Jean dans The Conversation!

30 août 2022

Kevin Jean est maître de conférences au laboratoire Modélisation, épidémiologie et surveillance des risques sanitaires (MESuRS) du Cnam. L'article "Marche, vélo : les gains sanitaires et économiques du développement des transports actifs en France" a été publié le 30 août dernier sur The Conversation.

guillemetsÀ la faveur de la crise énergétique que nous traversons depuis le printemps 2022, le débat sur les transports actifs (marche et vélo) a été ravivé. Un débat très souvent abordé sous l’angle climat-énergie… Il est vrai que les transports constituent le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre (GES) en France et que le développement de l’usage du vélo pour les trajets de courtes distances permettrait de réduire à la fois les émissions de GES et la dépendance énergétique de la France.

Pour autant, ce cadrage du débat occulte un argument fort en faveur des transports actifs : leurs bénéfices pour la santé.

En effet, en induisant un certain niveau d’activité physique, les transports actifs – principalement le vélo (avec ou sans assistance électrique) et la marche – permettent d’éviter un grand nombre de maladies chroniques. Il a ainsi été établi que l’absence d’activité physique régulière augmente l’occurrence de maladies graves comme les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, le cancer du sein ou du colon et la démence.

Une manière simple de pratiquer une activité physique régulière consiste à se déplacer à pied ou à vélo, et plusieurs méta-analyses d’études épidémiologiques ont montré que ces modes de déplacement réduisent la fréquence de ces maladies. Ce qui génère des réductions des dépenses de santé : on estime ainsi qu’un cas de diabète prévenu évite annuellement à la collectivité près de 36 000 euros de dépenses médicales.

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