Rencontre avec Océane Limare, personnel administrative dans les laboratoires CRF et CMGPCE

Le travail de secrétaire de laboratoires en 3 questions

Venez découvrir les coulisses de la recherche…
Épisode 5 : Océane Limare nous parle de son travail de secrétaire de laboratoires au sein du Centre de recherche sur la formation (CRF) et du Laboratoire de chimie moléculaire, génie des procédés chimiques et énergétiques (CMGPCE) ; un métier, deux mondes !


Quelles sont vos missions ?

D’une façon générale, la.le secrétaire de laboratoire est LA personne qui fait office de fonction support pour tout ce qui a trait à l’organisation et la gestion administrative et financière des équipes de recherche. Je me vois comme un maillon administratif faisant le lien entre les services centraux (en l’occurrence la Direction et le Service de la recherche) et les laboratoires, leurs directrice et directeur et leurs équipes de recherche.
Concrètement, mon travail se décompose en 3 « grandes tâches ». Tout d’abord, tout ce qui est lié aux ressources humaines : les procédures administratives nécessaires aux recrutements et renouvellements de contrats ou encore, par exemple, les conventions d’accueil de chercheur.e.s. Ensuite, il y a tout ce qui touche à la gestion financière des équipes de recherche et en tout premier lieu, le suivi du budget. C’est également moi qui vais m’occuper des dossiers de prise en charge des déplacements de nos chercheur.e.s et des commandes de matériel qui sont évidemment très différentes dans les deux laboratoires : livres et matériel informatique côté CRF ; produits chimiques, outillage et matériel de protection côté CMGPCE… Enfin, je suis sollicitée pour gérer l’organisation matérielle et pratique des évènements internes aux laboratoires qu’il s’agisse de soutenances de thèse, des Conseils de laboratoire ou de colloques et conférences.


Que préférez-vous dans ce travail ? Quelles difficultés peut-on y rencontrer ?

La difficulté de ce poste, réside dans le grand nombre de procédures administratives et process de fonctionnement qu’il faut appréhender, assimiler et scrupuleusement respecter. D’autant plus lorsque l’on travaille pour deux entités très différentes qui sont sur deux sites géographiques eux aussi différents [les équipes du CMGPCE sont au Cnam Saint-Martin et celles du CRF sur le site de Gay-Lussac, dans le 5ème arrondissement]. Mais c’est aussi cela qui rend le travail riche, motivant et fait que je ne vois pas passer ma semaine !
Travailler pour deux entités impose de trouver le point d’équilibre entre une organisation cloisonnée (dédier une partie des jours de la semaine à chacun des laboratoires et s’y tenir) tout en restant à l’écoute pour pouvoir répondre aux cas d’urgence ; ce qui demande une polyvalence et une réactivité importantes.

Et ce qui me plaît dans ce travail c’est avant tout, le fait d’être en contact avec autant de personnes. D’avoir pour mission « d’être utile » aux chercheur.e.s et leur permettre de mener, dans les meilleures conditions matérielles et organisationnelles, leurs recherches. En fait, je suis là pour qu’elles.ils n’aient pas à se soucier du « côté pratique » !

Enfin, ayant moi-même fait une partie de mes études en alternance, les thèmes de recherche du CRF qui abordent ces questions m’intéressent personnellement. Quant au côté CMGPCE, je suis loin d’être une connaisseuse de leurs thématiques de recherches mais justement, cela me permet de découvrir des nouveaux domaines scientifiques.



Et pour la suite ?

Je travaille au Cnam depuis un an et suis actuellement fonctionnaire stagiaire car j’ai eu l’opportunité d’intégrer la fonction publique en octobre dernier. J’envisage ensuite ma carrière en évoluant par le biais de concours mais en restant dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche que je trouve particulièrement intéressant et stimulant.


 
 
 « Faire en sorte que les chercheur.e.s n’aient pas à s’occuper des « côtés pratiques » ! »