Une recherche académique, partenariale, pluridisciplinaire et innovante

Projet Theranalpha : une coopération fertile entre trois laboratoires du Cnam

23 novembre 2017
31 janvier 2018

Trois laboratoires du Cnam (CMGPCE, GBA et SATIE) coopèrent pour la conception d’une molécule théranostique et obtiennent un financement de l’ANR.

Capture TNF alphaLa TNFa est une protéine (cytokine) du système immunitaire dont la surproduction est associée à de nombreuses maladies inflammatoires chroniques dont la polyarthrite rhumatoïde. Les traitements disponibles sur le marché présentent plusieurs inconvénients comme un mode d’administration contraignant, des coûts de production et en conséquence de vente élevés, et des effets indésirables comme par exemple un risque accru d’infections.

Face à ce défi de santé publique, l’équipe Chimie moléculaire du laboratoire CMGPCE (Chimie moléculaire génie des procédés chimiques et énergétiques), le laboratoire Satie (Systèmes et applications des technologies de l’information et de l’énergie), le laboratoire GBA (génomique, bioinformatique et applications) et la start-up Peptinov (fruit des travaux de ce dernier) ont décidé de rapprocher leurs expertises pour mettre en œuvre ce projet de recherche pluridisplinaire. Ils se sont associés à un laboratoire hospitalier et à un centre d’imagerie expérimentale belges dans un projet qu’ils ont baptisé « Theranalpha ». Les orientations scientifiques de ce projet ont convaincu les expert.e.s de l’Agence nationale de recherche (ANR) et celui-ci a ainsi obtenu un financement sur 4 ans. L’objectif du projet est de concevoir et d’évaluer in vitro et in vivo une petite molécule théranostique (c’est-à-dire ayant à la fois une activité thérapeutique et pouvant être imagée en médecine nucléaire) innovante inhibitrice du TNFa.

Cette collaboration inédite et à fort potentiel entre trois équipes aux identités scientifiques a priori éloignées, la chimie moléculaire pour le CMGPCE, les technologies de l’information pour le Satie, et la bioinformatique pour le GBA, démontre la richesse d’un projet fondé sur l’interdisciplinarité. Elle laisse imaginer d’autres possibilités d’association au sein du Cnam, notamment entre les laboratoires en sciences humaines et sociales dont les objectifs peuvent déjà converger, à savoir les travaux du Lise (Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique) du CRF (Centre de recherche sur la formation), et du Lirsa (Laboratoire interdisciplinaire de recherche en sciences de l'action) au sein du programme transverse CEET (Centre d’étude de l’emploi et du travail).